décembre 6, 2021

SANTE221

L'info au-delà du diagnostic

Situation épidémiologique de la Bilharziose : la pauvreté, et la problématique de l’eau potable

La bilharziose fait partie des maladies tropicales négligées. Elle est due   à des vers qui sévissent dans l’eau douce.  Ces parasites se développent dans les mares, les marigots et les fleuves. La maladie se manifeste en plusieurs étapes ou phases. Selon le docteur Boubacar Diop coordonnateur du programme de lutte contre la bilharziose et les   géo-helminthiases Il y a ce qu’on appelle la phase de pénétration du phircocerquère qui est libéré par le mollusque hôte intermédiaire de la maladie. « Il va, par voie transcutanée pénétrer l’homme au contact de l’eau. Pendant cette phase, il n’y a pas souvent de complication. C’est des rides qui sont observées au niveau de la partie de pénétration.  La deuxième phase note le docteur Diop est celle infectieuse. Elle se manifeste par des céphalées et ne dure pas très longtemps. Quant à la dernière étape, C’est la phase terminale et il n’y a pas de traitement ».  Il explique également qu’Il y a deux sortes de maladies. « La bilharziose urinaire qui se manifeste par la présence de sang dans les urines. Pour ce qui est de la bilharziose intestinale, les selles sanguinolentes qui constate chez les malades, des enfants le plus souvent ». Autre complication, la maladie   peut être mortelle. ‘’S’il n’y a pas un traitement précoce, la maladie peut évoluer vers des complications tel que l’insuffisance rénale et d’autres complication qui peuvent entrainer la perte du patient’’

 Au Sénégal   sur les 79 districts sanitaires, les 63 sont touchés par la bilharziose.  Et s’agissant des districts touchés, il y a une répartition inégale au niveau des quatorze régions que compte le pays.  Presque toutes les régions   sont touchés. Il y a   cependant une répartition inégale, au niveau des foyers de transmission note le docteur Diop.   Qui poursuit, « Il s’agit du foyer à transmission permanente et continue toute l’année qui se localise dans le bassin du fleuve (les cinq régions du bassin avec l’organisation mondiale pour la mise en valeur du fleuve Sénégal. Au niveau de ces sites sentinelles que sont Saint-Louis, Matam, Louga, Tamba, et Kédougou on observe des prévalences qui sont supérieures à 50%. L’autre foyer de transmission est temporaire, saisonnière. Généralement, la contamination dure quatre mois surtout pendant la saison pluvieuse.  Il concerne les districts du sud et du sud-Est du pays. Ici les prévalences sont moyennes entre 10 et 50% ».  Il faut noter que cette maladie est aussi la maladie de la pauvreté. On fait allusion à l’eau potable. Elle est à l’image du groupe de maladie qu’elle appartient, négligée. Elle mobilise peu de ressources.  A ces contraintes, s’ajoute le problème d’appropriation de la lutte à tous les niveaux. Ceci étant, le problème de prise en charge s’est aussi posé. Il faut nécessairement un respect total du système Water, sanitaire and hygiène in health. Ceci est, dit-il, très difficile parce que, ça fait appel à d’autres secteurs.  C’est d’ailleurs pour cette raison, qu’une coalition nationale, encore appelée, comité sectorielle qui met en exergue tous les acteurs, est mis sur pieds. L’arrêté en cours de signature concerne le secteur de l’élevage, de l’agriculture et de la santé. Ce cadre va se réunir régulièrement pour parler des problèmes qui concerne cette santé.

Eradication de la bilharziose, une probabilité     

 Le ministère de la santé et de l’action sociale dispose d’une plateforme de collecte de données. « Tous les indicateurs du programme notamment sur la morbidité sont collectées et la prise en charge va se faire au niveau opérationnel.  Il s’agit des postes de santé et districts après confirmation au niveau laboratoire. Cela au-delà des campagnes de distribution de masse des médicaments. Cette activité est l’activité phare qui vise la réduction de la morbidité.  L’éradication est possible. « Le travail de cartographier les zones endémiques a été la première étape. La deuxième étape sera de définir en fonction des résultats obtenus les objectifs. Entre 2016-2020 l’objectif était le contrôle, la réduction de la charge de morbidité. Pour 2020-2025, l’objectif sera scindé en deux sur le plan écologique, environnemental sur le plan aussi des comportements des populations beaucoup de chose n’ont pas changé. C’est une transmission permanente 24h/24H l’objectif sera le contrôle.  Et pour les zones de transmission faible, on peut se fixer l’objectif d’éradication.

Le docteur Boubacar Diop coordonne la lutte  contre la Bilharziose au sénégal, il parle de la question sur cette vidéo