décembre 6, 2021

SANTE221

L'info au-delà du diagnostic

 DEMISSION OU LIMOGEAGE : Chronologie des faits depuis la mort des nourissons

Le docteur Sarr annonce sa démission en publiant une lettre, Macky réclame des sanctions, Diouf Sarr par de limogeage. Les autorités se renvoient ainsi la balle de la culpabilité. Le peuple se concentre sur la lumière sur les faits et les sanctions qui s’imposent.

  Où situer la vérité dans ce feuilleton à plusieurs intrigues qui a couté la vie à 04 nouveaux nés, seules vraies victimes dans l’affaire au-delà de leur famille respective.  En effet, suite à un incendie survenu au service néonatalogie qui a tué quatre bébés à l’hôpital Maguette Lô de Linguère, le samedi 24 Avril, l’on se renvoie la balle de la culpabilité. Le jour des faits le ministre de la santé et de l’action sociale (Premier responsable en tant que tutelle) s’est rendu sur les lieux. Abdoulaye Diouf avait promis la lumière.  Une enquête annoncée, des sanctions promises, un accompagnement aux familles aussi. Seulement, il n’a nullement été question de licenciement jusque-là. L’avait-il prévu ? En tout cas aucune notification administrative allant dans ce sens n’a émané du ministère de la santé et l’action sociale. Le lendemain d’ailleurs (Dimanche 25 avril) le ministre a présidé la journée mondiale de la lutte contre le paludisme. Diouf Sarr s’est prononcé sur la question en renouvelant ses condoléances aux familles et au Sénégal. Le jour suivant, (Lundi 26) aucune notification sur la question.  Le troisième jour alors que beaucoup d’autorités, d’activistes et autres leaders d’opinion ont demandé à ce que des têtes tombent parce qu’il y a forcément des coupables qui doivent répondre de leurs actes, rien n’a été noté du côté du ministère alors que la presse attendait soit une déclaration, soit un communiqué où un simple poste du ministre où du ministère, que nenni. Ce n’est que tard le soir qu’une certaine presse a commencé à diffuser la lettre de démission du directeur de l’hôpital ‘’ après concertation avec sa famille’’.  Dans la missive le docteur Abdou Sarr qui, renseigne une source digne de foi, entretient des relations très tendues avec le ministre Abdoulaye Diouf Sarr a tenu à préciser que le Professeur Awa Marie Cool Seck lui avait fait confiance à l’époque. (Le docteur Sarr a fait plus de six ans à Linguère comme directeur de l’établissement publique sanitaire). Dans cette affaire, et à ce niveau précis, des questions se posent. Avait-il pressenti le couperet de la tutelle ? Occasion ne pouvant être plus propice compte tenu de leurs relations tendues si on en croit notre source. Cherchait-il à montrer la voie au ministre de la santé dont la démission a été revendiqué par plusieurs dont Guy Marius Sagna ? Quoi qu’il en soit, il a pris les devants et en toute conformité avec les normes administratives. Le directeur a pondu une lettre de démission.

 

C’est en effet tout le contraire du ministre Abdoulaye Diouf Sarr qui annonce deux jours après la démission que docteur Abdou n’a pas démissionné mais a été démis de ses fonctions. Cela, de vive voix et en marge d’une de ses sorties. Le ministre de la Santé et de l’action sociale, Abdoulaye Diouf, qui présidait le Rapport annuel conjoint du  programme national de développement sanitaire (Pndss) a fait savoir que le Docteur Abdou Sarr a été relevé de son poste de Directeur de l’hôpital.  »L’enquête est en cours et le premier rapport nous a permis de noter une négligence. C’est pour cela que nous avons tout de suite relevé le directeur de l’hôpital et toutes les autres personnes concernées sont mises à la disposition de l’enquête’’, informe Diouf Sarr.  Deux jours après la démission du docteur, et le lendemain de la colère noire piqué par le Chef de l’Etat en conseil des ministres en exigeant des sanctions au ministre. La coïncidence est toute suspecte. Mais l’urgence pour ne pas dire la priorité, est ailleurs. La grande majorité de ceux qui ont dénoncé des négligences médicales dans le temps ont déchanté parce que ne trouvant pas oreille attentive. Plusieurs calamités survenues des suites de négligences humaines sont restées sans verdict aujourd’hui tel le demande le Chef de l’Etat, il faut que des sanctions se fassent, que la lumière jaillisse dans cette affaire. C’est la meilleure assistance psychologique qu’on puisse apporter aux familles victimes.  Que cette lumière réclamée par tous ne se résume pas en de simples mots, discours….