décembre 7, 2021

SANTE221

L'info au-delà du diagnostic

 L’ex Polyclinique  en souffrance

L’hôpital Institut d’Hygiène et Social ex-polyclinique a changé de statut depuis 2010.  Il est passé  de Centre de  santé à Etablissement publique de santé (EPS). Seulement, selon le la secrétaire  générale du syndicat démocratique des travailleurs de la santé et du secteur social dudit hôpital, ce changement ne semble pas concerner le plateau médical. La ressource humaine aussi n’a ressenti aucun impact de  ce changement. « Les  choses sont  restées au beau-fixe. A chaque fois  qu’on parle de milliards dans le secteur de la santé, on se  demande par où passe l’argent parce que  ce n’est pas ce que reflète le système sanitaire » dit-elle.

A l’en croire malgré son  statut  actuel d’EPS, l’hôpital  a des  difficultés à prendre  en charge les  malades qui viennent se  soigner. « Nous  sommes  obligés souvent de les  transférer dans d’autres structures faute  de conditions de prise en charge » mentionne Mme Coly. Aussi  ces  travailleurs  réclament  un scanner, une  fibroscopie  et  du matériel pour le laboratoire  pour  pouvoir  prendre en charge les  malades et porter  dignement le statut d’établissement public de santé.  A  ces  maux s’ajoute le manque  criard d’agents de santé (médicaux et paramédicaux) qualifiés. « Le ministère  a l’habitude de recruter  du personnel  sans qualification du  fait du clientélisme politique » se désole la secrétaire générale. Par conséquent elle réclame le recrutement des vacataires dans le quota des contrats du ministère de la santé et de l’action sociale.

Par ailleurs, elle a souligné la problématique des locaux  qui  abritent l’hôpital et  surtout l’encombrement des alentours. « Le médecin urgentiste le rhumatologue et le Gastro entérologue n’arrivent pas à prendre en  charge confortablement  leurs patients  faute de bureau.  Et le maire de la Médina est interpellé pour le désencombrement de l’extérieur de l’hôpital occupé par des vendeurs qui s’installent le long des murs  jusque devant les portes » conclut Awa Coly.